confinement : le bilan ?

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J'avais très envie de vous parler de cette période de confinement. Ou plutôt, j'avais envie de laisser une trace ici de cette période extraordinaire que nous vivons. Je trouve que les médias et certaines croyances vites relayées sur les réseaux sociaux n'ont montré finalement qu'une facette de cette période et je ne l'ai pas forcément ressenti comme ça. À savoir, pour caricaturer : déprimer de ne pas voir ses proches, de ne pas aller dans des bars ou restaurants, apprendre à faire du pain et "devenir gros" parce qu'on ne va pas décoller du canapé. Ce dernier point est très grossophobe et je le dénonce vivement ! 

Quand le confinement a commencé, j'ai su immédiatement que j'étais dans une situation très privilégiée et cela m'a permis de ne voir QUE le positif de cette période. Je n'avais strictement aucune raison de me plaindre car j'avais un emploi que je pouvais faire à distance (pas de chômage, de perte de revenus, d'arrêt d'activité), j'avais un appartement propre, lumineux, assez spacieux pour deux personnes, fonctionnel et en plus un balcon, j'avais à proximité des supermarchés avec de la nourriture, j'avais Ewen avec moi, je n'étais pas seule, une connexion internet qui fonctionne avec ce qu'il faut pour travailler, contacter mes proches, me divertir, et cerise sur le gâteau : un pays qui a effectué un confinement intelligent (on est d'accord ou pas) (je l'étais pas sur le moment en vrai mais bon) et donc aucun stress lié aux attestations etc. Je ne l'ai pas vécu mais je sais que ça m'aurait stressé. 

Ma seule trouille évidemment était le virus. Chaque sortie pour aller faire des courses était une vraie source d'angoisse que j'ai appris à gérer avec le temps. Mais au début, le fait d'avoir une écharpe sur le visage me faisait suffoquer. Et ici, les gens en ont eu un peu rien à faire, donc le respect des gestes barrières était pas... optimal ! Bref, chouchoute peut-être, mais j'avais peur. Faut dire aussi que l'idée d'être malade à l'étranger ... Même si nous sommes aux Pays-Bas... Bref, j'ai pas envie ! 

Ce confinement a été l'opportunité de redécouvrir mon quotidien à la maison. Depuis que nous sommes à Amsterdam, nous avons une certaine soif de découverte. Chaque week-end, nous voulions avaler la ville toute crue. Tout ceci a été stoppé net. Même si nous étions dans un confinement intelligent (seule règle, 1m50 de distance avec les autres), nous avons suivi des règles strictes pour ne prendre aucun risque. Rester à la maison tout le temps. Et c'est comme ça que j'ai vécu... ma plus belle vie ? Presque. 

De longues journées, optimisées.

Je déteste le mot "optimisé", car il induit une forme de performance, de rentabilité. Mais j'avoue que certaines habitudes développées m'ont enfin permises de faire rentrer dans 24 heures mon emploi du temps rêvé. 

Avoir une journée avant le journée. 

- Aller courir à 6h30 du matin pour éviter le monde : hors de question d’abandonner la course à pied. Nous nous levions (et nous le faisons toujours aujourd'hui) à 6h30 pour aller courir (1 heure max). Le ville dort encore à cette heure-là.  

- Ensuite, petite séance d'étirements (j'y suis obligée depuis plusieurs mois pour faire taire quelques douleurs). 

- Ensuite, méditation ou alors petit ménage ou alors rien.

- Puis, petit déjeuner en se mettant tranquillement au boulot et la journée est lancée jusqu'à 17h. 

Avant ça, je me levais à 7h pour me préparer, puis départ à 8h pour une demie heure de vélo pour être au boulot à 8h30 jusqu'à 17h. Ensuite retour à vélo, à 18h je dînais et j'étais bonne à aller me coucher. C'était un rythme plus fatigant. 

(Je déteste quand je sens que mon article n'a un peu ni queue ni tête mais bon)

La seule chose qui est devenue compliquée pour moi pendant le confinement, c'était : l'activité physique et la créativité. Mes trois séances de footing ne me suffisaient pas (je le sentais au niveau du sommeil) et ma créativité était en berne car je n'arrêtais pas de me dire "allez écrit ton bouquin, t'as le temps là, qu'est-ce que t'attends" #pressiontouteseule

L'activité physique, je l'ai compensée grâce à Sissy Mua dont je vous ai déjà parlé avec ses lives le soir à 18h. J'ai découvert réellement une nouvelle discipline : workout, fitness, hiit, je ne sais finalement pas comment nommer tout ça, mais c'est devenu une vrai révélation. Les séances de 45 minutes quasi quotidiennes me mettaient KO (et me mettent toujours KO). Le sommeil est redevenu paisible et mon mental s'est calmé car satisfait d'en avoir chié. J'aime bien la difficulté dans la vie en fait, ça me rend heureuse et fière #jevaisbientoutvabien 

En à découlé un élan de créativité. Ma tête se vidait grâce au sport, m'enlevant toute pression et du coup, je me suis remise peu à peu sur mon projet de roman. Je suis encore loin de l'avoir fini aujourd'hui, mais j'ai pu déblayer pas mal de choses, travailler mes personnages, revoir la trame et la structure. Aujourd'hui, j'en suis au stade où il n'y a plus qu'à écrire le roman (qui est écrit en partie) (en fait un roman ne s'écrit pas vraiment d'un mot A à un mot Z, parfois tu as le E avant le B etc etc). 

Autre aspect positif du confinement pour moi : une baisse du stress. Aussi fou que cela puisse paraître, j'ai senti un certain "relâchement nerveux", notamment lié au travail mais aussi par rapport à toutes les obligations de la vie. Pendant deux mois, nous n'avions pas à planifier quoique ce soit, voir qui que ce soit, faire quoique ce soit... Je ne sais pas si je m'exprime bien car j'adore avoir des projets, voir mes amis et ma famille, mais c'est juste que là, j'avais le droit d'être juste avec moi, de ne penser qu'à moi. Égoïste ? Peut-être. 

Méditation quotidienne depuis deux mois.
Aussi un point qui m'a aidé à baisser mon stress et qui m'aide beaucoup pour gérer mon angoisse. Je considère que le stress et l'angoisse sont deux choses différentes. On en reparlera si vous voulez. 

Bye bye la consommation. 
Je n'ai jamais autant peu consommer (bon sauf la nourriture, on se fait plaisir, et le prix des fruits et légumes sont assez élevés en ce moment) (je trouve). Mais niveau fringues, ça a été le néant total. 2 commandes en ligne pendant cette période (une était sur Amsterdam). J'ai envie de beaucoup moins de choses qu'avant. Déjà qu'avant, j'avais passé un stade, mais là... Franchement, là on me dit "tiens 100 balles, dépense les", je dirai "ok mais en fruits bio surgelés". 
En vrai de vrai, j'ai 2 ou 3 envies qui me taraudent. Notamment depuis que je me suis mise au fitness, workout, hiit : un nouveau legging svp ! Et j'ai aussi envie d'une nouvelle paire de boucles d'oreilles (j'adore les boucles d'oreilles) mais avec le masque, c'est pas pratique. Bref ! 

Et maintenant ? 

Malgré quelques problèmes de logement qui nous ont valu un tour à l'hôtel pendant deux nuits (l'angoisse), je garde la même routine. Déconfinement ne veut pas dire fin du virus mais capacité des hôpitaux à avoir des patients en réanimation, je ne veux donc en aucun cas participer à une nouvelle propagation ou quoique ce soit. Je me fais aussi au port du masque et je mets un point d'honneur à respecter au maximum les règles. Et avec tout ça, je souhaite conserver ma "nouvelle" routine : sportive et créative (on sent les priorités ou quoi) (je vais devenir fitgirl au lieu d'écrivain). 

Alors même si nous vivons un moment complètement étrange, pensons à la chance que nous avons d'avoir pu passer du temps avec nous mêmes, chez nous, sains et saufs. Pensons à tous les soignants, les personnes dans les supermarchés, les éboueurs, les routiers, les livreurs, tous ceux qui ont fait que tout ça a été finalement assez simple pour nous (et qui n'ont pas eu le choix). Pensons à ceux qui ont perdu la vie à cause de cette maladie. Quand j'y pense je suis pleine de gratitude et de peine. Alors je remets un point d'honneur à essayer de voir le positif et de faire mon maximum pour faire encore très attention aujourd'hui.

Voilà, c'était l'article le plus bordélique de l'histoire de ce blog. C'était mon confinement, à vous les studios. 

Quand je dis à vous les studios, je dis à vous de me partager en commentaire votre confinement. Ce que ça vous a apporté ou pas ? Allez vous bien ? Comment l'avez vous vécu ? Comment le sentez-vous aujourd'hui ? Insère la question de ton choix ici. 

xx

Commentaires

  1. Hello Manon,
    Merci pour cet article rafraichissant, peut-être bordélique pour toi mais moi je trouve que ça fait très spontané et donc que c'est très agréable de te lire :)
    Mon confinement ressemble un peu au tiens, je suis loin de ton rythme mais j'ai pu faire pas mal de sport, et réussir à enfin faire tout ce que je voulais !
    J'ai beaucoup apprécié de moins ressentir de pression sociale et de pouvoir rester chez moi sans culpabiliser (c'est si bête mais si dur à surpasser je trouve), mais je suis en coloc donc j'avais la chance de voir du monde tout le temps quand même.
    Bonne journée !

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