vendredi 20 avril 2018

le zéro déchet et les livres

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À l'heure où je sors mon premier roman, j'avais envie de vous parler des livres et du zéro déchet. Un livre peut être considéré comme un objet éphémère qui est destiné à être "jeter" et donc ne pas correspondre à un style de vie zéro déchet... Mais ce n'est pas si simple ! Je vous explique ma vision des choses. Un livre neuf, qui vient de sortir, qui coûte la coquette somme de 20€ environ, n'est pas forcément l'option la plus écolo du monde. Et pourtant si, elle l'est ! Je vais vous dire pourquoi. 

Qui écrit les livres ? 
Les écrivains. Il faut savoir qu'un écrivain touche entre 8 à 10% de droit d'auteur sur le prix HT de son livre. Sur ces droits, il paiera des impôts, donc ces 8 à 10% sont purement théorique. Si on n'arrête d'acheter des livres neufs, on arrête clairement de payer les auteurs. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je viens de sortir mon livre. Mais où va le reste de l'argent ? Chez l'imprimeur, l'éditeur et le distributeur, sans oublier la TVA. Alors bien sûr, acheter le livre neuf de Amélie Nothomb ou de Guillaume Musso ne va pas faire avancer le schmilblick. Mais pensez à ça, lorsque vous achetez un livre d'occasion ou que vous prenez un livre en médiathèque. Vous ne payez pas une personne, hors c'est le principe même de l'éthique ! On parle de mode éthique, pourquoi pas de culture éthique. 

Savoir quand acheter neuf et quand acheter d'occasion
Vous voulez lire Simone de Beauvoir ou Françoise Sagan ? Allez chez Emmaüs ou chez un bouquiniste, vous trouverez l'exemplaire recherché en deux secondes et coup de bol, aucun mal à ces deux écrivaines. RIP. Vous pouvez même aller dans votre médiathèque préférée, vous aurez l'embarras du choix, sans encombrer vos placards. Même traitement pour les auteurs vivants à grand succès. Je vous jure que passer un niveau, votre engagement écologique ne retirera pas le pain de la bouche de votre écrivain préféré. MAIS si vous voyez que c'est un premier roman, si c'est un jeune auteur, s'il vous plaît, faites l'effort de soutenir cette personne. 

Et les ebooks dans tout ça ?
Oui, les ebooks peuvent résoudre deux problèmes : la place que prend un livre chez soi et le fait de payer tout de même l'auteur. Cependant, grâce à un article très intéressant écrit par Julie du blog Banana Pancakes, j'ai découvert que les livres numériques avaient un impact bien plus négatif que les livres papier. Donc la question se pose encore, quelle est la bonne solution ? 

Ne soyons pas écolo avec les livres !
Pour moi, les livres, c'est important. Lire, c'est important. Partager des livres, offrir des livres, c'est toujours la meilleure chose à faire ! Bien sûr, je vous encourage à 200% à acheter d'occasion les livres des grands auteurs, à aller dans la médiathèque de votre ville. Mais s'il vous plaît, ne boycotter pas l'achat du livre neuf. 

Bien qu'on cherche souvent à nous le faire croire, la culture n'est pas gratuite et ne doit pas l'être sinon les artistes vont vraiment finir par disparaître et être remplacés par des produits marketing. Ce qui est déjà le cas. Acheter, c'est voter. Soutenez les jeunes artistes, les vieux aussi, ceux qui n'ont que la lumière du soleil pour les éclairer. 

xx


2 commentaires:

  1. Plaidoyer intéressant, même si on sent ton "parti pris" d'autrice :p

    Finalement, tout dépend de nos valeurs : de mon côté, le zéro déchet m'importe mais n'est pas mon unique motivation. Je m'intéresse aussi au minimalisme et à la slow-consommation. Ainsi, je n'achète plus des livres que je ne serais pas sûre de relire (donc les romans par exemple, je vais plutôt les emprunter, ou les acheter d'occasion et les redonner/revendre plutôt que de les acheter neufs). Pour autant, j'avais en tête de quand même soutenir les auteurs en empruntant des livres à la bibliothèque : il me semble qu'une bibliothèque achète un livre beaucoup plus cher que dans le commerce pour justement compenser cette rémunération.

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    1. Merci Annso pour ton avis.
      Je n'aurai pas publié mon roman, j'aurai écrit le même article. Ce n'est pas mon parti pris qui parle mais, comme toi, mes valeurs. Je suis convaincue qu'il est important de rappeler que la culture ne doit pas devenir que gratuite, sinon il n'y aura plus de créateurs et de créatrices (valables pour la littérature, l'art, la photo, la musique).
      Pour l'aspect bibliothèque, je ne sais pas. Mais encore faut-il que ça revienne à l'auteur aussi, pas qu'au revendeur ou à l'éditeur... À creuser !

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Merci pour vos commentaires ! C'est toujours un plaisir de vous lire. Et si vous avez une question, j'y répondrai avec plaisir :-)